Starbuck, Ken Scott, Canada, 2012, 109 minutes
{Alors que le débat sur le vide juridique entourant l’anonymat des donneurs de sperme a fait rage en Amérique du Nord, les scénaristes Martin Petit et Ken Scott ont fantasmé un homme, éternel adulescent, se retrouvant père d’une improbable fratrie. Plutôt que de sonder l’idée factice d’une quelconque responsabilité, le réalisateur a choisi de transformer ce généreux géniteur (Patrick Huard, tendrement hilarant) d’abord mortifié devant une telle progéniture, puis franchement ému de saisir certains traits de sa personnalité chez ces jeunes gens, en ange gardien, veillant sur eux avec bienveillance. Remplacer un acteur en passe de décrocher le rôle de sa vie, empêcher une junkie de se camer toute la nuit durant, aller encourager son footeux de fils, David Wosniak sacrifie son temps libre, son travail (modeste livreur de viandes dans l’entreprise familiale), sa compagne enceinte, pour accorder quelques minutes de son temps à ses étonnants chérubins. Bientôt « remaké » aux USA, ce petit film très attachant réclame un point de vue masculin sur la procréation souvent absent des longs-métrages, étonnant par sa sobriété et sa volonté d’éviter la facilité « potache ». S’il oublie le frein à main pendant la première demi-heure, se diluant dans une sous-intrigue vaine, « Starbuck » décolle dans l’idylle communautaire entre David et ses enfants, consacrant l’essentiel de son développement à un concentré de bonne humeur génialement dialogué.}
3*/5
[En salles / VOST]

Starbuck, Ken Scott, Canada, 2012, 109 minutes

{Alors que le débat sur le vide juridique entourant l’anonymat des donneurs de sperme a fait rage en Amérique du Nord, les scénaristes Martin Petit et Ken Scott ont fantasmé un homme, éternel adulescent, se retrouvant père d’une improbable fratrie. Plutôt que de sonder l’idée factice d’une quelconque responsabilité, le réalisateur a choisi de transformer ce généreux géniteur (Patrick Huard, tendrement hilarant) d’abord mortifié devant une telle progéniture, puis franchement ému de saisir certains traits de sa personnalité chez ces jeunes gens, en ange gardien, veillant sur eux avec bienveillance. Remplacer un acteur en passe de décrocher le rôle de sa vie, empêcher une junkie de se camer toute la nuit durant, aller encourager son footeux de fils, David Wosniak sacrifie son temps libre, son travail (modeste livreur de viandes dans l’entreprise familiale), sa compagne enceinte, pour accorder quelques minutes de son temps à ses étonnants chérubins. Bientôt « remaké » aux USA, ce petit film très attachant réclame un point de vue masculin sur la procréation souvent absent des longs-métrages, étonnant par sa sobriété et sa volonté d’éviter la facilité « potache ». S’il oublie le frein à main pendant la première demi-heure, se diluant dans une sous-intrigue vaine, « Starbuck » décolle dans l’idylle communautaire entre David et ses enfants, consacrant l’essentiel de son développement à un concentré de bonne humeur génialement dialogué.}

3*/5

[En salles / VOST]

9 Notes

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