Rock’N’Love (You Instead), David MacKenzie, Royaume-Uni, 2012, 80 minutes
{Oiseau fragile dont le pitch s’inscrit sur un timbre-poste, « Rock’N’Love » (« You Instead » en version originale), second film de l’année pour le réalisateur David MacKenzie, possède le charme fugace et entêtant des plaisirs coupables. Tourné en quasi-temps réel lors de l’édition 2010 du festival écossais T in the Park, le septième long-métrage de son auteur (« Toy Boy », « My Name is Hallam Foe ») narre la rencontre entre deux chanteurs rock menottés l’un à l’autre par mégarde (Luke Treadaway et Natalia Tena, jolies révélations), contraints de cohabiter en attendant d’être détachés … Une romance aussi balisée qu’émouvante prétexte à un déferlement mélodique sidérant (la fantastique séquence improvisée sur « Tainted Love ») mettant en valeur le personnage principal de ce vrai-faux documentaire : le festival. Prouvant une belle habileté à filmer une foule unie comme un seul homme, le cinéaste sublime la vision du rassemblement musical avec une vérité rarement ébauchée. Sous la pluie, les pieds dans la boue, le cœur en transe, les mélomanes se rendent de concert en concert, de scène en scène, construisant un camping à la sauvette et des idylles qui se font et se défont en trois jours. De ces inconvénients, MacKenzie extirpe de petits moments de grâce disséminés dans un film mineur mais terriblement attachant.}
3*/5
[En salles / VOST]

Rock’N’Love (You Instead), David MacKenzie, Royaume-Uni, 2012, 80 minutes

{Oiseau fragile dont le pitch s’inscrit sur un timbre-poste, « Rock’N’Love » (« You Instead » en version originale), second film de l’année pour le réalisateur David MacKenzie, possède le charme fugace et entêtant des plaisirs coupables. Tourné en quasi-temps réel lors de l’édition 2010 du festival écossais T in the Park, le septième long-métrage de son auteur (« Toy Boy », « My Name is Hallam Foe ») narre la rencontre entre deux chanteurs rock menottés l’un à l’autre par mégarde (Luke Treadaway et Natalia Tena, jolies révélations), contraints de cohabiter en attendant d’être détachés … Une romance aussi balisée qu’émouvante prétexte à un déferlement mélodique sidérant (la fantastique séquence improvisée sur « Tainted Love ») mettant en valeur le personnage principal de ce vrai-faux documentaire : le festival. Prouvant une belle habileté à filmer une foule unie comme un seul homme, le cinéaste sublime la vision du rassemblement musical avec une vérité rarement ébauchée. Sous la pluie, les pieds dans la boue, le cœur en transe, les mélomanes se rendent de concert en concert, de scène en scène, construisant un camping à la sauvette et des idylles qui se font et se défont en trois jours. De ces inconvénients, MacKenzie extirpe de petits moments de grâce disséminés dans un film mineur mais terriblement attachant.}

3*/5

[En salles / VOST]

2 Notes

  1. c3line a publié ce billet