La Clinique de l’amour !, Artus de Penguern, France/Belgique/Luxembourg, 2012, 83 minutes
{Genre mort-né en France, les parodies peinent à trouver un public fidèle dans les salles, la preuve avec cette « Clinique de l’amour », petit four au box-office estival (moins de 50 000 entrées) et second film d’Artus de Penguern après « Grégoire Moulin contre l’humanité » en 2001. Cumulant les imperfections, mais loin d’être dénuée d’intérêt, cette satire des soaps hospitaliers, inspirée du court-métrage « La Polyclinique de l’amour » (1998), a le charme du nanar dont l’humour au forceps exaspère autant qu’il amuse face à la bonne humeur contagieuse distillée par des comédiens enthousiastes. D’un univers télévisuel où règnent en maître « Dr. House » et « Grey’s Anatomy », le réalisateur épingle les rebondissements à tiroirs de séries étirées jusqu’à l’agonie où la ringardise crève le plafond (les querelles amoureuses improbables, l’anglicisation des patronymes …). Cependant, si l’on rit avec plaisir durant la première demi-heure, le long-métrage n’a rapidement plus rien à nous apprendre, continuant une démonstration décalée de ces programmes défiant la vraisemblance. Le récit échoue alors à proposer autre chose, à dépasser la simple dénonciation et à s’inscrire dans une véritable intrigue filmique. N’emportant finalement pas la mise avec ce deuxième essai, Artus de Penguern a, néanmoins, le mérite de sortir la comédie française du carcan pataud dans lequel elle s’englue depuis des années. C’est déjà ça.}
2*/5
[En salles]

La Clinique de l’amour !, Artus de Penguern, France/Belgique/Luxembourg, 2012, 83 minutes

{Genre mort-né en France, les parodies peinent à trouver un public fidèle dans les salles, la preuve avec cette « Clinique de l’amour », petit four au box-office estival (moins de 50 000 entrées) et second film d’Artus de Penguern après « Grégoire Moulin contre l’humanité » en 2001. Cumulant les imperfections, mais loin d’être dénuée d’intérêt, cette satire des soaps hospitaliers, inspirée du court-métrage « La Polyclinique de l’amour » (1998), a le charme du nanar dont l’humour au forceps exaspère autant qu’il amuse face à la bonne humeur contagieuse distillée par des comédiens enthousiastes. D’un univers télévisuel où règnent en maître « Dr. House » et « Grey’s Anatomy », le réalisateur épingle les rebondissements à tiroirs de séries étirées jusqu’à l’agonie où la ringardise crève le plafond (les querelles amoureuses improbables, l’anglicisation des patronymes …). Cependant, si l’on rit avec plaisir durant la première demi-heure, le long-métrage n’a rapidement plus rien à nous apprendre, continuant une démonstration décalée de ces programmes défiant la vraisemblance. Le récit échoue alors à proposer autre chose, à dépasser la simple dénonciation et à s’inscrire dans une véritable intrigue filmique. N’emportant finalement pas la mise avec ce deuxième essai, Artus de Penguern a, néanmoins, le mérite de sortir la comédie française du carcan pataud dans lequel elle s’englue depuis des années. C’est déjà ça.}

2*/5

[En salles]

1 Notes

  1. c3line a publié ce billet